Hola!!
Voilà quelques nouvelles de l'hémisphère sud !
Je continue sur le mode "chapitres". Vous avez le droit de me détester (mais juste un peu) si c'est encore trop long !
1 - La vie en compagnie de théâtre
Les répétitions se sont enchaînées, les choses se sont mises en place, et en parallèle, il y avait tout le travail de presse, de diffusion auprès du public, de contact de directeurs de festivals et théâtres...
Et puis le 8 juin nous avons eu la première du spectacle !
Une vraie folie cette "œuvre" ! Faire circuler 90 personnes dans une vieille maison, en quatre groupes identifiés par les magnifique boîtes d'allumettes que j'ai customisées, en les faisant passer d'une scène à l'autre (sept micro œuvres de sept auteurs argentins), montant et descendant les escaliers, découvrant dans les recoins des musiciens (excellents !!! Orquesta Sándalo : www.myspace.com/sandalosutil/)... Et moi je suis censée coordonner le tout en courant d'un bout à l'autre de la maison pour que les enchaînements entre deux scènes se passent au mieux ! A la fois un vrai chaos et du bonheur ! Le public avait l'air content, on a de bons retours (et quelques trucs à modifier aussi, mais bon, la pièce a été montée en un mois, c'est normal).
On a fêté ça au resto :
Où j'ai testé quelque chose d'étrange : la milanesa gigante con sabor a pizza
La Milanesa c'est une escalope pannée, et par dessus nous avions trois tonnes de fromage, de rúcula et de jambon cru, léger !!! En fait la milanesa fait office de base pour une pizza... C'est bon ! Mais pas tous les jours...
On aura des représentations tous les 15 jours (oui, le système est bizarre ici, rien à voir avec la France pour les dates de spectacle, j'en parlerai un jour). J'ai donc été bien occupée ces derniers jours, ça va s'est calmé un peu cette semaine (mais d'autres choses surgissent !)... avant de reprendre la semaine prochaine !
2 - Depuis ma cuisine...
Pour me changer les idées, je poursuis mes délires culinaires ! Après le repas aux inspirations maghrébines, je me suis remis à cuisiner (des tartes, assez simple) pour mon anniversaire.
Mais bon, je vous l'accorde, même si faire des quiches sans vraie crème fraîche sans vrai fromage et sans vrais lardons c'est une sorte de défi, on est loin des véritables défis culinaires que je me propose de relever !
Alors j'ai refait du pain : un pain semi-complet aux noix (pas mal !) et un pain semi-complet gingembre et noix (et ça c'est une tuerie !).
Et comme pour mon tajine de la dernière fois il y avait un grand absent et que je ne trouve pas ce produit en magasin... j'ai décidé de le faire moi-même : j'ai nommé le citron confit au sel.
En pot depuis quatre jours, il faut attendre au moins deux semaines avant de tester le résultat. Suspense !
J'attendais avec impatience qu'on mange nos confitures pour récupérer des pots en verre pour tester : le dulce de leche maison, le chutney de tomate et la crème d'agrumes. Mais une copine en avait plein chez elle ! Chutney de tomates et oignons en cours.
J'ai aussi tenté la polenta aux blettes (c'est bon !), bientôt je testerai les gnocchis (pensée pour le Pépé, si quelqu'un a sa recette d'ailleurs que je compare celles d'ici...), un jour je veux faire du "pain baguette" ! Les Argentins n'ont que ce mot à la bouche quand on leur parle de la France !
Et puis un trésor m'est arrivé par la poste : thés divins et chocolats, certains à déguster, d'autres à cuisiner... fondants et mousses au chocolat seront bientôt à l'honneur !
Mon problème est que je manque (cruellement) de matériel pour cuisiner : pas de robot, pas de batteur, pas de fouet, pas de plat à gratin, pas de vrai saladier... quelle souffrance ! héhéhé
Par contre, on a un presse agrumes électrique et une machine pour toaster les sandwichs de pain de mie. Sans commentaire !
3 - Le tango, la danse, les danses...
Cette semaine j'ai repris du service : pratique lundi, milonga mardi, je suis rentrée un peu tard/tôt (c'est selon), mais qu'est-ce que c'était bien !!!! Par contre, ben forcément les ampoules suivent !
Bientôt les cours de danse contemporaine, en plus des cours de danses folkloriques argentines avec les mamies du quartier.
3 - Les sorties
Bon je dois l'avouer, c'est un peu là que je paye mon adaptation en Argentine... (que de souffrance... ahlalala). Les Argentins vivent en décalé : on déjeune tard, on mange très tard, on sort très très tard, on se couche... tôt - mais le jour d'après !
Un peu à la mode espagnole.
Pour accentuer le tout, dans ma maison, on fait tout ça encore plus en décalé. Mon coloc vivant la nuit (il est musicien et bosse le soir pour une boite de Catering, ils font des événements privés), il se couche rarement avec 4h du mat et se lève rarement avant 15h...
Sans aller jusque là, je suis un peu en train de prendre un peu ce rythme. C'est de l'acclimatation on va dire ! Mais après une répétition générale qui s'est terminée à 4h du mat jeudi dernier, la première puis un repas avec l'équipe samedi, et les deux milongas lundi et mardi... mercredi c'était repos ! Je me suis un peu calmée depuis.
Ah et puis j'ai eu mon premier asado à la maison !!!! Miam miam miam ! un délice !
Et le jour de mon anniversaire on est allés dans un resto péruvien, miam miam !!!
Et j'ai retrouvé Lilia, une artiste du 6B (où on avait nos bureaux à St-Denis), qui est Argentine et qui était de passage. Ça m'a permis de rencontrer des gens du théâtre (mais oui !) et de découvrir le café/pâtisserie Las Violetas, très connu ici (on ne voit pas bien, mais c'est très beau... et aussi très cher !) :
Et puis la petite Elise est repassée par Buenos Aires avant de partir 2 mois en France, et avec Laura (autre française ici) elles rêvaient d'aller dans une boulangerie française du quartier branché branchouille de la capitale. Cher... un peu guindé... mais c'était vraiment bon !
4 - Les spectacles
Je suis allée voir une pièce de théâtre au Grand Théâtre San Martín : "Fin de Partie" de Beckett, invitée par une fille qui y travaille. Pas mal, sauf qu'au milieu de la pièce, un portable a sonné dans la salle, l'acteur principal s'est arrêté de jouer pendant bien deux minutes en disant que c'était un scandale, et les gens applaudissaient... Bon...
Je suis aussi allée voir un spectacle de danse, invitée (la classe !) par une amie qui a une revue de danse et qui est donc invitée partout. Pas mal, mais pas top non plus. Et hier j'étais encore invitée au théâtre, pour voir la pièce d'une dramaturge espagnol, avec des acteurs très connus ici. C'était bien !
Je suis aussi allée à un super concert, encore un, d'amis d'amis. Une merveille ! Soema Montenegro elle s'appelle, elle joue avec son copain et deux autres musiciens. Adorables en plus de ça. Ils vont en Europe en Octobre ! Et ils m'ont demandé de leur donner un coup de main pour les aider à se faire connaître ici et à l'international... et je sais pas dire non !!!
5 - Les jours à venir...
Je vais certainement travailler pour le salon du livre jeunesse en juillet, des sous, des sous !
Je suis également en contact avec le chargé de production du théâtre Cervantes, qui est un théâtre national.
J'ai également été contactée par le directeur de l'observatoire des politiques culturelles du Centro Cultural de la Cooperación. Je dois le rencontrer mardi. Je crains que ce ne soit du bénévolat mais ça peut être très intéressant.
Bisous !!
samedi 15 juin 2013
samedi 25 mai 2013
tout pile... deux mois !!!
Bon ben... j'avais promis que j'écrirai de manière plus régulière pour vous éviter la lecture fastidieuse de messages trop longs. C'est raté... encore un roman !
Allez courage !
1 - La Feria del libro (Salon du livre)
J'avais raconté le périple pour arriver jusqu'à ce travail, et bien ça y est, j'ai travaillé trois semaines intensives au Salon du livre de Buenos Aires ! Trois semaines à indiquer les toilettes (ahahah), à écouter du folklore argentin dans un hangar (donc acoustique abominable, donc mal à la tête), mais aussi à feuilleter de très beaux livres, à discuter politique, société, à apprendre plein de vocabulaire, à m'ennuyer, un peu beaucoup passionnément... mais avec des gens chouettes, donc chouette expérience. Quelques contacts pris pour éventuellement travailler sur le salon du livre jeunesse en juillet, sur un festival de photo en novembre... rien de sûr, évidemment, mais bon, les portes ne sont pas fermées, ça fait du bien de le savoir. Tout ça s'est terminé le 13 mai, je redécouvre depuis ce qu'est un weekend, une soirée, tout ça tout ça, c'est assez agréable !
2 - Le théâtre
Depuis que le salon est terminé, j'ai repris un peu plus intensément le travail avec la compagnie de théâtre. Les répétitions ont commencé, tous les jours dans une grande maison à l'ancienne avec très hauts plafonds, tapisseries, parquets, c'est un lieu incroyable ! J'assiste aux répétitions, pour m'imprégner de leur travail et pouvoir mieux les aider sur la partie de production, mais aussi parce qu'il va falloir, apparemment, que je connaisse le déroulement et les besoins de chaque scène, car je serai une sorte de régisseur général pendant les représentations ! Mais pas régisseur lambda dans son rôle de régisseur, ils veulent que je crée un personnage. On va s'amuser !
Pour que vous compreniez un peu mieux, il s'agit d'un spectacle qui va occuper la maison dans son ensemble (ça s'appelle OCUPA !). Six scènes seront jouées en même temps dans 6 espaces différents et le public, divisé en 4 groupes, déambulera d'une scène à l'autre, mené par un guide, lui aussi acteur. Et le long des parcours, entre deux espaces, il y aura musique live, installations vidéo, bruitages dans les pièces fermées... une maison aux esprits !
Ça promet d'être une belle expérience ! Ce projet me plaît vraiment, c'est pour des choses comme ça que j'étais venue. Parfait, ou presque ! il manquera juste les pesos à la fin du mois ! ahahaha
3 - La vie, les amis, le tango
Pour ceux qui se souviennent, pendant la tournée en octobre je m'étais offert le luxe d'une semaine de vacances en Patagonie, pour rendre visite à des amis qui habitaient là-bas.
J'ai eu l'immense plaisir de revoir Elise à Buenos Aires, elle a quitté El Calafate et voyage à travers l'Amérique du sud. On s'est retrouvées... en milonga, c'était génial !! Un peu de tango, un peu de folklore argentin, et même quelques morceaux de cumbia et de salsa, on a bien ri !
Mais je n'ai pas redansé depuis, il faut que je me bouge, je n'ai jamais aussi peu dansé depuis que j'ai commencé le tango, qu'en étant à Buenos Aires !!! Paradoxe. Il va falloir que j'y remédie, ça me manque. J'ai par contre commencé des cours de folklore argentins, dans un centre culturel à 50 m de chez moi, cours gratuit, avec les mamies du quartier, c'est drôle !!!
Dans le registre comique, j'ai appris que j'étais "tante" d'un petit chat ! Des amis ont adopté un chaton trop mignon juste avant mon arrivée à Buenos Aires. Il avait la taille d'une souris quand je suis arrivée (problèmes de croissance). Il s'appelle Toulouse (ben ouais ! pour les Aristochats et pour la Ville, Morgane y a vécu quelques années). Et un jour Pablo m'envoie un mail pour qu'on se cale un repas en me disant "on veut te voir et Toulouse quiere ver a su tía Camille". héhéhé
Me voilà donc avec mon "sobrino".
ouf.... c'est fini, vous pouvez retourner à vos occupations !!
Des bisous !!
Allez courage !
1 - La Feria del libro (Salon du livre)
J'avais raconté le périple pour arriver jusqu'à ce travail, et bien ça y est, j'ai travaillé trois semaines intensives au Salon du livre de Buenos Aires ! Trois semaines à indiquer les toilettes (ahahah), à écouter du folklore argentin dans un hangar (donc acoustique abominable, donc mal à la tête), mais aussi à feuilleter de très beaux livres, à discuter politique, société, à apprendre plein de vocabulaire, à m'ennuyer, un peu beaucoup passionnément... mais avec des gens chouettes, donc chouette expérience. Quelques contacts pris pour éventuellement travailler sur le salon du livre jeunesse en juillet, sur un festival de photo en novembre... rien de sûr, évidemment, mais bon, les portes ne sont pas fermées, ça fait du bien de le savoir. Tout ça s'est terminé le 13 mai, je redécouvre depuis ce qu'est un weekend, une soirée, tout ça tout ça, c'est assez agréable !
2 - Le théâtre
Depuis que le salon est terminé, j'ai repris un peu plus intensément le travail avec la compagnie de théâtre. Les répétitions ont commencé, tous les jours dans une grande maison à l'ancienne avec très hauts plafonds, tapisseries, parquets, c'est un lieu incroyable ! J'assiste aux répétitions, pour m'imprégner de leur travail et pouvoir mieux les aider sur la partie de production, mais aussi parce qu'il va falloir, apparemment, que je connaisse le déroulement et les besoins de chaque scène, car je serai une sorte de régisseur général pendant les représentations ! Mais pas régisseur lambda dans son rôle de régisseur, ils veulent que je crée un personnage. On va s'amuser !
Pour que vous compreniez un peu mieux, il s'agit d'un spectacle qui va occuper la maison dans son ensemble (ça s'appelle OCUPA !). Six scènes seront jouées en même temps dans 6 espaces différents et le public, divisé en 4 groupes, déambulera d'une scène à l'autre, mené par un guide, lui aussi acteur. Et le long des parcours, entre deux espaces, il y aura musique live, installations vidéo, bruitages dans les pièces fermées... une maison aux esprits !
Ça promet d'être une belle expérience ! Ce projet me plaît vraiment, c'est pour des choses comme ça que j'étais venue. Parfait, ou presque ! il manquera juste les pesos à la fin du mois ! ahahaha
3 - La vie, les amis, le tango
Pour ceux qui se souviennent, pendant la tournée en octobre je m'étais offert le luxe d'une semaine de vacances en Patagonie, pour rendre visite à des amis qui habitaient là-bas.
J'ai eu l'immense plaisir de revoir Elise à Buenos Aires, elle a quitté El Calafate et voyage à travers l'Amérique du sud. On s'est retrouvées... en milonga, c'était génial !! Un peu de tango, un peu de folklore argentin, et même quelques morceaux de cumbia et de salsa, on a bien ri !
Mais je n'ai pas redansé depuis, il faut que je me bouge, je n'ai jamais aussi peu dansé depuis que j'ai commencé le tango, qu'en étant à Buenos Aires !!! Paradoxe. Il va falloir que j'y remédie, ça me manque. J'ai par contre commencé des cours de folklore argentins, dans un centre culturel à 50 m de chez moi, cours gratuit, avec les mamies du quartier, c'est drôle !!!
Dans le registre comique, j'ai appris que j'étais "tante" d'un petit chat ! Des amis ont adopté un chaton trop mignon juste avant mon arrivée à Buenos Aires. Il avait la taille d'une souris quand je suis arrivée (problèmes de croissance). Il s'appelle Toulouse (ben ouais ! pour les Aristochats et pour la Ville, Morgane y a vécu quelques années). Et un jour Pablo m'envoie un mail pour qu'on se cale un repas en me disant "on veut te voir et Toulouse quiere ver a su tía Camille". héhéhé
Me voilà donc avec mon "sobrino".
Sinon, j'ai eu l'occasion de manger une délicieuse paella faite des par des espagnoles... miam miam miam !!
J'ai enfin assisté aux concerts de deux potes qui me parlaient de leurs groupes depuis des mois... c'est chose faite, et en plus c'était bien !
J'ai passé une super journée dans le Grand Buenos Aires, chez des amis d'ami, qui sont devenus mes amis du coup ! Bon repas, jeux, percussions corporelles, grandes discussions... ah que ça fait du bien ! J'avais l'impression de les connaître depuis des années, alors que je les voyais pour la 2e fois ! ça promet.
Et depuis que j'ai du temps, je me lance toute seule des défis culinaires, ces choses qu'on n'a jamais le temps d'expérimenter parce qu'on n'a pas le temps de rester une journée entière à la maison à pétrir ou étaler un pâte toutes les 2h... Donc voilà, après un pain semi-complet, j'ai fait un délicieux pain aux olives/fromage/ herbes de Provence.
J'ai enfin assisté aux concerts de deux potes qui me parlaient de leurs groupes depuis des mois... c'est chose faite, et en plus c'était bien !
J'ai passé une super journée dans le Grand Buenos Aires, chez des amis d'ami, qui sont devenus mes amis du coup ! Bon repas, jeux, percussions corporelles, grandes discussions... ah que ça fait du bien ! J'avais l'impression de les connaître depuis des années, alors que je les voyais pour la 2e fois ! ça promet.
Et depuis que j'ai du temps, je me lance toute seule des défis culinaires, ces choses qu'on n'a jamais le temps d'expérimenter parce qu'on n'a pas le temps de rester une journée entière à la maison à pétrir ou étaler un pâte toutes les 2h... Donc voilà, après un pain semi-complet, j'ai fait un délicieux pain aux olives/fromage/ herbes de Provence.
J'ai aussi fait pour la première fois une pâte feuilletée. Et ben, j'en ferai peut-être pas tous les jours ! Pour célébrer ça, j'ai fait une pascualina, une tourte traditionnelle en Argentine, avec des blettes, épinards, oeufs durs, parfois des raisins secs... c'est très bon !
Et puis j'avais fait une promesse en octobre, disant que si je revenais en Argentine, je ferai des pâtisseries orientales... pari tenu ! Je suis même allée plus loin, j'ai fait hier un repas de cuisine orientale : hoummous, tajine de poulet aux pruneaux avec pain de semoule maison (ouaaaais !!!) puis cornes de gazelles avec salade d'oranges et thé à la menthe (tout maison !). C'était bon ! Les gens étaient contents, donc moi aussi, mais je ferai pas ça tous les jours, ça m'a pris pas mal de temps (pas de mixeur pour réduire les amandes en poudre par exemple, tout au couteau, je vous laisse imaginer le temps que ça prend pour 500g d'amandes, préalablement mondées par mes blanches mains...).
Je donc suis un peu vaccinée de ma folie culinaire, mais je vais attendre un peu avant de me calmer, car ce soir, fête à la maison pour célébrer mes deux mois ici !!! 25 mars-25 mai...
Il se trouve qu'en plus aujourd'hui c'est une fête nationale, ils célèbrent le premier gouvernement patriote, après avoir dégagé les Espagnols. Ça sent l'asado (les fameuses grillades) partout autour de chez moi. Je voulais en faire un ce soir mais finalement ça s'avère un peu compliqué à organiser, donc je vais me lancer dans les traditionnelles tartes et quiches de fête !
Et puis j'en profite pou fêter mon anniversaire, en avance.... Mais oh scandale et malédiction ! Ils m'ont tous prédit une mort soudaine le jour de mon anniversaire pour cet affront au bon sens et à la tradition. Sachez donc qu'a priori il ne me reste plus que quelques jours à vivre. Je vous dirai bientôt ce que je vous lègue ! :-)
Et puis deux dernières photos pour la route... une du mur de l'école à côté de chez moi, une magnifique abeille du Seigneur, je vous laisse méditer. Ici, sur plusieurs chaînes de télé, passé minuit, c'est quartiers libre aux Évangélistes et aux Adventistes. Je me suis aussi rendue compte que les meilleurs gâteaux des supermarchés étaient faits par des Adventistes-je-sais-pas-quoi-du-7e-jour... beurk... du coup j'ai décidé de ne plus en acheter pour ne pas financer leur immonde manipulation, mais c'est bien dommage, parce qu'ils étaient bons !
Et puis voilà la maison de dehors, de nuit. à gauche il y a une petite porte, puis un long couloir, puis l'appart.
ouf.... c'est fini, vous pouvez retourner à vos occupations !!
Des bisous !!
lundi 22 avril 2013
Youpi !!! récit des dernières joyeusetés
Holi Hola !
Voilà quelques jours que je n'ai pas écrit, et je reçois déjà des messages me demandant "à quoi ce silence est-il dû ?" Je vais bien (très bien même). C'est juste que depuis le 10 avril, il s'en est passé des choses !
Récit ! (attention, c'est très long, vous pouvez lire en plusieurs fois, je fais des chapitres !)
1 - Le MICA (et les transports à Buenos Aires)
J'ai assisté au MICA (Marché des industries culturelles argentines), sorte de grand salon dédié à la culture (sous l'aspect commercial, mais quand même intéressant).
Me voilà donc, à un peu plus de deux semaines en Argentine, à me rendre seule dans le grand Buenos Aires pour me rendre à Tecnópolis, où se déroulait le MICA. Quelle aventure !!
Il faut savoir qu'à Buenos Aires, le métro est vieux, mal entretenu, et pas très développé. Il est et surtout dans le centre et sur quelques artères... qui sont plutôt éloignées de chez moi.
On est bien loin du réseau parisien (arrêtez de vous plaindre les parisiens !).
Les gens ici circulent donc en bus qui irriguent toute la ville, dans tous les sens. Il y a des centaines de lignes, et ça marche plutôt bien. Enfin, ça c'est ce que je disais à mon coloc la veille du MICA, qui m'avait alors répondu "attends un peu avant de dire des choses pareilles". Et hop, ni une ni deux, le lendemain je compris mon erreur.
Toute joyeuse d'avoir un bus direct qui partait à 500m de chez moi pour me déposer à 500m du MICA, je pars guillerette mais un peu anxieuse quand même, dans cette zone reculée de Buenos Aires. J'avais regardé 15 fois l'itinéraire du bus pour me repérer et savoir où descendre... sauf que au bout d'une demi-heure (sur un trajet d'une heure, oui, Buenos Aires c'est très grand) un mec monte et dit "la rue constituyentes est bloquée, le bus va changer d'itinéraire, passer par là, là et là et vous laisser à tel endroit". Euh... oui, mais alors là je ne sais plus du tout où je dois descendre !!! Help !
Je vais donc voir le chauffeur, qui me dit "t'inquiète, je te dirai où descendre" et un passager me dit "je descend là aussi, ne t'inquiète pas, je te dirai". Qu'ils sont cool ces argentins ! Je m'assoie donc tranquille, et je regarde le paysage défiler. Sauf que le chauffeur est parti se paumer dans un quartier résidentiel très étrange et très chic, qu'il ne savait pas comment sortir, puis quand on est sortis, on s'est retrouvés dans les embouteillages du vendredi soir, bref, j'ai mis plus d'1h30 pour arriver au lieu d'1h, heureusement que j'avais prévu un délai...
Je descends donc quand on me dit mais je ne sais pas où je suis, le mec qui m'avait dit qu'il me montrerait trace sa route sans attendre... heureusement, un autre mec se rendait aussi au MICA. On a fait le trajet ensemble, et ne trouvant pas l'entrée, on s'est glissés dans un trou des barrières... nous voilà au MICA !
Je trouve la conférence que je voulais avec des directeurs de festivals sud américains qui discutent des modalités de coopérations etc. Puis tout à coup (récit à suspense !), je vois quelqu'un s'approcher sur la droite et j'entends : "Camille ?". Je me retourne, incrédule. Hein ? Je ne reconnais pas le visage. Je me demande si c'est bien moi... et en même temps des "Camille" en Argentine, il n'y en a pas tant que ça. Devant mon air étonné, la fille me dit : "c'est Aimé, l'amie de Sylvain le danseur de la pièce, on s'est rencontrées pendant votre tournée".
Ça alors !!!! Moi qui pensait être une inconnue, me voilà déjà interpellée par des gens dans les salons culturels !!C'est incroyable qu'elle m'ait reconnue ! Même si j'étais en échange par mail avec elle, c'est fou !
10 minutes plus tard, observant l'assistance, je vois une fille qui regarde dans ma direction avec un grand sourire. Je regarde autour de moi, personne ne réagit, mais sentant qu'elle me regarde avec instance, je lui fais signe demandant si c'est à moi qu'elle s'adresse. Elle me fait signe que oui, puis me montre une revue... la revue Inquieta, elle travaille pour le festival de Rosario où nous étions en tournée !!! Dès que j'ai vu le nom de la revue, ça a fait clic : mais bien sûr, c'est Liliana ! Quelle belle surprise... et quelle notoriété, décidément, j'avais gagné ma journée !
C'était sans compter sur une brève discussion avec le directeur du festival de théâtre de la Havane, qui intéressé par le projet de la compagnie de théâtre Faro Luciole que je "représente", me dit "demain j'aurai plus de temps, on se revoit, le projet m'intéresse". Bon ben... d'accord !
Avant de partir je recroise le mec avec qui j'étais arrivée (journaliste musical), on papote et on échange nos mails, puis en sortant, je discute avec un mec qui cherchait aussi la sortie... et qui se trouvait être journaliste culturel dans l'une des plus grosses agences de presse argentines... Et un contact en plus !
On sort du MICA, de nuit, le long d'une glauquissime avenue. Il me dit qu'un taxi l'attend plus loin et qu'il peut me rapprocher Mais ne voulant déranger, je décline (ce que je ne referai pas) : je venais de trouver un arrêt du bus 110 qui devait me poser chez moi. Et si le quartier ne faisait pas très envie, j'étais rassurée par un petit magasin ouvert à 10m. "Je ne risque rien" pensais-je alors...
Sauf que le bus ne passait pas, qu'une dame est arrivée à l'arrêt, en me disant qu'elle allait monter dans n'importe quel bus parce qu'on était proche d'une "villa" (banlieue pauvre qui craint un peu)... Sauf que moi, je ne connais pas les autres bus, et que je ne sais pas rentrer chez moi autrement qu'avec le 110... ouille ! Les plans de bus, ça n'existe pas, tout fonctionne en donnant les noms de rues, que je ne connais pas encore !
J'attends donc encore un peu, ce 110 qui ne passe pas. Je commence à m'inquiéter : j'avais passeport (pour l'accréditation), la carte bleue (que j'avais oublié d'enlever du portefeuille) et gros sac blanc "MICA" histoire de passer incognito. La bonne idée !
Un autre mec arrive, je lui explique mon problème (de bus, pas de passeport et de carte bleue !). Il me dit que je peux prendre le 111 et combiner avec un autre après, et justement le 111 passe, et le chauffeur, adorable, m'explique le trajet. Résultat : 2h30 pour rentrer à la maison. Mais saine et sauve !
Les deux jours suivants, j'y suis allée avec Morgane (de Faro Luciole), tantôt en voiture, tantôt avec le 110 qui, quand il fonctionne, est très très pratique. On a rencontré plusieurs personnes intéressantes et c'était une bonne entrée en matière pour moi. J'ai revu des gens du festival de danse de Buenos Aires aussi, c'était chouette !
2 - Faro Luciole
C'est donc une compagnie de théâtre fondée par Marta (Espagnole), Jorge (Argentin) et Morgane (Française). Tous les trois vivent ici, ils développent des projets de spectacles et des projets pédagogiques en Argentine et en Espagne. Ils ont aussi un très chouette projet mêlant pédagogie et création. Et pour couronner le tout ils sont adorables ! Prochain projet de mai à juillet à Buenos Aires... me voilà plongée dedans jusqu'au cou, ce qui a bien occupé mes journées !
Entre le MICA, la rencontre des acteurs des années précédentes, les demandes de subventions (rares et tarabiscotées, heureusement que j'ai été bien formée !), les dossiers à actualiser... pas de quoi chômer ! Mais pour la gloire... eux-mêmes ne se payent pas.
3 - La Feria del Libro
Tantan ! Et oui, ça y est, j'ai mon badge ! J'ai eu la confirmation en même temps que la signature de mon contrat, la remise du badge et un démarrage inattendu aujourd'hui même... me voilà sur La Feria del Libro, grand salon du livre de Buenos Aires, un événement de taille, dans la partie chic de Buenos Aires, à côté du jardin botanique et du zoo.
Les gens avec qui je bosse ont l'air très sympas (les trois ont plus de 50 ans ! héhé), 7 heures par jour (ou 8, ça dépendra), très correctement payée, en commençant à 12h au plus tôt, ça me va ! Voilà un bon début dans la vie culturelle (même si comme dit ma soeur, je vais certainement faire la potiche qui indique les toilettes !). Je suis dans la partie du prix du lecteur, donc c'est plutôt sympa.
Pendant trois semaines, je ne vais donc pas beaucoup me connecter, pas de congés, et ça va être crevant. L'ordi ne sera peut-être pas mon meilleur ami en rentrant. Ne vous inquièterez donc pas de mon éventuel silence. Se sent visé-e qui veut :-)
4 - La vie sociale et la vie tout court
J'ai pris un vrai coup de soleil sur ma terrasse (mouais, en automne !).
J'ai fait pour la première fois de ma vie une fougasse (paye ton huile d'olive ici, et cherche la fleur de sel dans un supermarché... - ça n'existe pas -). Fougasse faite en pensant très fort à ma petite soeur, elle n'était pas aux lardons parce que je n'en avais pas (et que cherche des lardons dans un supermarché... vous connaissez la suite). Elle était donc aux olives, et je ne suis pas mécontente de ce premier essai. A refaire !
J'ai été à l'anniversaire d'un pote de mon coloc, dans une boite à la déco plus que douteuse (ciment au sol, carrelage noir sur les murs, lustres style " château de Versailles" en plastique, boules à facettes...) et une musique de rêve (house, techno et le pire de la musique latino). On a bien ri tellement c'était décalé. Une expérience... à ne vivre qu'une fois si possible !
Par contre, trajet en moto, je n'avais jamais fait de moto de ma vie, c'est chouette, mais on se caille !!!! Le vélo au moins ça réchauffe.
J'ai aussi été à l'anniversaire d'un ami de Morgane ce weekend, ce qui m'a fait rencontré, entre autres, des français (grrrrr... mais bon, des gens très sympas) et plein de gens cool, dans une maison louée à la campagne. Viande délicieuse, piscine (on s'est baignés le dimanche, l'impression d'être en vacances !), peu de sommeil mais c'était trop bien !
J'ai aussi eu rendez-vous à l'Ambassade pour revoir les filles qui travaillent au service culturel, que j'avais rencontrées pendant la tournée. Elles ont été très sympas et elles vont diffuser mon CV auprès de leurs partenaires.
J'ai rendez-vous le 17 mai avec la directrice d'un centre d'éducation corporelle (le fameux 17h par semaine dont je parlais dans l'autre message). On verra bien !
J'ai revu encore les gens du centre culturel où on avait bossé en octobre, je suis officiellement invitée à toutes les représentations ! On a la classe ou... on a la classe ! hihihi
Et puis je découvre un peu plus la ville, les gens, les lignes de bus, j'apprends les noms de rue, à me repérer... Tout va pour le mieux !
Des bisous et promis je vais essayer de faire plus régulier, pour des messages plus courts !
Voilà quelques jours que je n'ai pas écrit, et je reçois déjà des messages me demandant "à quoi ce silence est-il dû ?" Je vais bien (très bien même). C'est juste que depuis le 10 avril, il s'en est passé des choses !
Récit ! (attention, c'est très long, vous pouvez lire en plusieurs fois, je fais des chapitres !)
1 - Le MICA (et les transports à Buenos Aires)
J'ai assisté au MICA (Marché des industries culturelles argentines), sorte de grand salon dédié à la culture (sous l'aspect commercial, mais quand même intéressant).
Me voilà donc, à un peu plus de deux semaines en Argentine, à me rendre seule dans le grand Buenos Aires pour me rendre à Tecnópolis, où se déroulait le MICA. Quelle aventure !!
Il faut savoir qu'à Buenos Aires, le métro est vieux, mal entretenu, et pas très développé. Il est et surtout dans le centre et sur quelques artères... qui sont plutôt éloignées de chez moi.
On est bien loin du réseau parisien (arrêtez de vous plaindre les parisiens !).
Les gens ici circulent donc en bus qui irriguent toute la ville, dans tous les sens. Il y a des centaines de lignes, et ça marche plutôt bien. Enfin, ça c'est ce que je disais à mon coloc la veille du MICA, qui m'avait alors répondu "attends un peu avant de dire des choses pareilles". Et hop, ni une ni deux, le lendemain je compris mon erreur.
Toute joyeuse d'avoir un bus direct qui partait à 500m de chez moi pour me déposer à 500m du MICA, je pars guillerette mais un peu anxieuse quand même, dans cette zone reculée de Buenos Aires. J'avais regardé 15 fois l'itinéraire du bus pour me repérer et savoir où descendre... sauf que au bout d'une demi-heure (sur un trajet d'une heure, oui, Buenos Aires c'est très grand) un mec monte et dit "la rue constituyentes est bloquée, le bus va changer d'itinéraire, passer par là, là et là et vous laisser à tel endroit". Euh... oui, mais alors là je ne sais plus du tout où je dois descendre !!! Help !
Je vais donc voir le chauffeur, qui me dit "t'inquiète, je te dirai où descendre" et un passager me dit "je descend là aussi, ne t'inquiète pas, je te dirai". Qu'ils sont cool ces argentins ! Je m'assoie donc tranquille, et je regarde le paysage défiler. Sauf que le chauffeur est parti se paumer dans un quartier résidentiel très étrange et très chic, qu'il ne savait pas comment sortir, puis quand on est sortis, on s'est retrouvés dans les embouteillages du vendredi soir, bref, j'ai mis plus d'1h30 pour arriver au lieu d'1h, heureusement que j'avais prévu un délai...
Je descends donc quand on me dit mais je ne sais pas où je suis, le mec qui m'avait dit qu'il me montrerait trace sa route sans attendre... heureusement, un autre mec se rendait aussi au MICA. On a fait le trajet ensemble, et ne trouvant pas l'entrée, on s'est glissés dans un trou des barrières... nous voilà au MICA !
Je trouve la conférence que je voulais avec des directeurs de festivals sud américains qui discutent des modalités de coopérations etc. Puis tout à coup (récit à suspense !), je vois quelqu'un s'approcher sur la droite et j'entends : "Camille ?". Je me retourne, incrédule. Hein ? Je ne reconnais pas le visage. Je me demande si c'est bien moi... et en même temps des "Camille" en Argentine, il n'y en a pas tant que ça. Devant mon air étonné, la fille me dit : "c'est Aimé, l'amie de Sylvain le danseur de la pièce, on s'est rencontrées pendant votre tournée".
Ça alors !!!! Moi qui pensait être une inconnue, me voilà déjà interpellée par des gens dans les salons culturels !!C'est incroyable qu'elle m'ait reconnue ! Même si j'étais en échange par mail avec elle, c'est fou !
10 minutes plus tard, observant l'assistance, je vois une fille qui regarde dans ma direction avec un grand sourire. Je regarde autour de moi, personne ne réagit, mais sentant qu'elle me regarde avec instance, je lui fais signe demandant si c'est à moi qu'elle s'adresse. Elle me fait signe que oui, puis me montre une revue... la revue Inquieta, elle travaille pour le festival de Rosario où nous étions en tournée !!! Dès que j'ai vu le nom de la revue, ça a fait clic : mais bien sûr, c'est Liliana ! Quelle belle surprise... et quelle notoriété, décidément, j'avais gagné ma journée !
C'était sans compter sur une brève discussion avec le directeur du festival de théâtre de la Havane, qui intéressé par le projet de la compagnie de théâtre Faro Luciole que je "représente", me dit "demain j'aurai plus de temps, on se revoit, le projet m'intéresse". Bon ben... d'accord !
Avant de partir je recroise le mec avec qui j'étais arrivée (journaliste musical), on papote et on échange nos mails, puis en sortant, je discute avec un mec qui cherchait aussi la sortie... et qui se trouvait être journaliste culturel dans l'une des plus grosses agences de presse argentines... Et un contact en plus !
On sort du MICA, de nuit, le long d'une glauquissime avenue. Il me dit qu'un taxi l'attend plus loin et qu'il peut me rapprocher Mais ne voulant déranger, je décline (ce que je ne referai pas) : je venais de trouver un arrêt du bus 110 qui devait me poser chez moi. Et si le quartier ne faisait pas très envie, j'étais rassurée par un petit magasin ouvert à 10m. "Je ne risque rien" pensais-je alors...
Sauf que le bus ne passait pas, qu'une dame est arrivée à l'arrêt, en me disant qu'elle allait monter dans n'importe quel bus parce qu'on était proche d'une "villa" (banlieue pauvre qui craint un peu)... Sauf que moi, je ne connais pas les autres bus, et que je ne sais pas rentrer chez moi autrement qu'avec le 110... ouille ! Les plans de bus, ça n'existe pas, tout fonctionne en donnant les noms de rues, que je ne connais pas encore !
J'attends donc encore un peu, ce 110 qui ne passe pas. Je commence à m'inquiéter : j'avais passeport (pour l'accréditation), la carte bleue (que j'avais oublié d'enlever du portefeuille) et gros sac blanc "MICA" histoire de passer incognito. La bonne idée !
Un autre mec arrive, je lui explique mon problème (de bus, pas de passeport et de carte bleue !). Il me dit que je peux prendre le 111 et combiner avec un autre après, et justement le 111 passe, et le chauffeur, adorable, m'explique le trajet. Résultat : 2h30 pour rentrer à la maison. Mais saine et sauve !
Les deux jours suivants, j'y suis allée avec Morgane (de Faro Luciole), tantôt en voiture, tantôt avec le 110 qui, quand il fonctionne, est très très pratique. On a rencontré plusieurs personnes intéressantes et c'était une bonne entrée en matière pour moi. J'ai revu des gens du festival de danse de Buenos Aires aussi, c'était chouette !
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| Avec Morgane, au MICA |
2 - Faro Luciole
C'est donc une compagnie de théâtre fondée par Marta (Espagnole), Jorge (Argentin) et Morgane (Française). Tous les trois vivent ici, ils développent des projets de spectacles et des projets pédagogiques en Argentine et en Espagne. Ils ont aussi un très chouette projet mêlant pédagogie et création. Et pour couronner le tout ils sont adorables ! Prochain projet de mai à juillet à Buenos Aires... me voilà plongée dedans jusqu'au cou, ce qui a bien occupé mes journées !
Entre le MICA, la rencontre des acteurs des années précédentes, les demandes de subventions (rares et tarabiscotées, heureusement que j'ai été bien formée !), les dossiers à actualiser... pas de quoi chômer ! Mais pour la gloire... eux-mêmes ne se payent pas.
3 - La Feria del Libro
Tantan ! Et oui, ça y est, j'ai mon badge ! J'ai eu la confirmation en même temps que la signature de mon contrat, la remise du badge et un démarrage inattendu aujourd'hui même... me voilà sur La Feria del Libro, grand salon du livre de Buenos Aires, un événement de taille, dans la partie chic de Buenos Aires, à côté du jardin botanique et du zoo.
Les gens avec qui je bosse ont l'air très sympas (les trois ont plus de 50 ans ! héhé), 7 heures par jour (ou 8, ça dépendra), très correctement payée, en commençant à 12h au plus tôt, ça me va ! Voilà un bon début dans la vie culturelle (même si comme dit ma soeur, je vais certainement faire la potiche qui indique les toilettes !). Je suis dans la partie du prix du lecteur, donc c'est plutôt sympa.
Pendant trois semaines, je ne vais donc pas beaucoup me connecter, pas de congés, et ça va être crevant. L'ordi ne sera peut-être pas mon meilleur ami en rentrant. Ne vous inquièterez donc pas de mon éventuel silence. Se sent visé-e qui veut :-)
4 - La vie sociale et la vie tout court
J'ai pris un vrai coup de soleil sur ma terrasse (mouais, en automne !).
J'ai fait pour la première fois de ma vie une fougasse (paye ton huile d'olive ici, et cherche la fleur de sel dans un supermarché... - ça n'existe pas -). Fougasse faite en pensant très fort à ma petite soeur, elle n'était pas aux lardons parce que je n'en avais pas (et que cherche des lardons dans un supermarché... vous connaissez la suite). Elle était donc aux olives, et je ne suis pas mécontente de ce premier essai. A refaire !
J'ai été à l'anniversaire d'un pote de mon coloc, dans une boite à la déco plus que douteuse (ciment au sol, carrelage noir sur les murs, lustres style " château de Versailles" en plastique, boules à facettes...) et une musique de rêve (house, techno et le pire de la musique latino). On a bien ri tellement c'était décalé. Une expérience... à ne vivre qu'une fois si possible !
Par contre, trajet en moto, je n'avais jamais fait de moto de ma vie, c'est chouette, mais on se caille !!!! Le vélo au moins ça réchauffe.
J'ai aussi été à l'anniversaire d'un ami de Morgane ce weekend, ce qui m'a fait rencontré, entre autres, des français (grrrrr... mais bon, des gens très sympas) et plein de gens cool, dans une maison louée à la campagne. Viande délicieuse, piscine (on s'est baignés le dimanche, l'impression d'être en vacances !), peu de sommeil mais c'était trop bien !
J'ai rendez-vous le 17 mai avec la directrice d'un centre d'éducation corporelle (le fameux 17h par semaine dont je parlais dans l'autre message). On verra bien !
J'ai revu encore les gens du centre culturel où on avait bossé en octobre, je suis officiellement invitée à toutes les représentations ! On a la classe ou... on a la classe ! hihihi
Et puis je découvre un peu plus la ville, les gens, les lignes de bus, j'apprends les noms de rue, à me repérer... Tout va pour le mieux !
Des bisous et promis je vais essayer de faire plus régulier, pour des messages plus courts !
mercredi 10 avril 2013
ça bouge ça bouge !!
Oh que c'est bien d'obtenir de petites victoires sur l’administration ! (long message sur mes aventures administratives, pas très glamour, mais il y a d'autres nouvelles à la fin ! héhé).
Le lendemain de mon arrivée, j'avais tenté d'obtenir le DNI, document national d'identité, qui permet (m'avait-on dit) de fortement simplifier la vie en Argentine. Un peu à la manière du "carnet" chilien avec le fameux RUT, demandé partout : des parcs nationaux aux médecins en passant par les supermarché et j'en passe.
Or j'apprends après un certain temps d'attente qu'avec mon visa je ne peux pas l'obtenir, car il est "transitorio" et non "temporario". Imaginez-vous la sensation à ce moment-là : tout un monde qui s'écroule !! Comment allais-je faire ?
Mais voilà, heureusement, à tout système ses exceptions et ses failles... en discutant avec des Argentins et des étrangers installés ici, j'apprends qu'on peut récupérer sa carte de transport à l'équivalent de La Poste (allez savoir pourquoi !), juste en présentant son passeport... et une bonne dose d'assurance ! Car si le doute s'immisce dans l'esprit du guichetier, c'est foutu, il vous dit que ce n'est pas possible, simplement parce qu'il ne sait pas comment faire. Tout un poème. J'ai tenté, j'ai réussi, me voilà donc exempte de la quête permanente de monnaie pour payer le bus... et d'un tarif deux fois plus élevé (c'est plus cher en monnaie qu'en carte).
Pour le compte en banque, il faut un contrat... j'attends donc un peu. Ce n'est pas que je tienne à avoir un compte mais les retraits ici sont limités à environ 150 euros par jour, et la commission tourne autour de 10 euros entre les frais ici et les frais en France. Hum...
Pour obtenir le contrat il faut un CUIL (genre de n°INSEE) que l'on obtient avec le DNI. Bon. Le chien qui se mord la queue. Je ne peux pas avoir de DNI, donc on fait quoi ? En furetant (chusmear en argentin, j'ai appris ce mot récemment, j'aime bien !) sur internet, je trouve des gens dans le même cas, qui affirmaient que avec notre fameux visa PVT (que personne ne connaît dans les administrations, c'est pour ça que tout est aussi compliqué), on pouvait (Ô miracle !) obtenir un CUIL sans DNI !
Ni une ni deux, je cherche l'agence ANSES (équivalent de la CPAM) la plus proche de chez moi, et je m'y rends avec mon passeport, une photocopie, et tous mes espoirs. Après avoir fait la queue et vu deux personnes à l'accueil, on m'appelle au guichet. Multiples allers-retours entre la guichetière et ses collègues, tous perplexes devant mon cas.
Mais je finis par obtenir le fameux numéro ! Quelle sensation magique ! D'une parce que j'ai réussi (et ce n'est pas rien !), de deux parce que ça m'a d'un coup donné la sensation d'être enfin rentrée officiellement en Argentine. Plénitude...
Et pour poursuivre en beauté cette matinée, en rentrant à la maison, toute guillerette, je passe devant un magasin de vélo, et elle avait UN vélo d'occasion à vendre, pas trop cher et... rouge. Je jure que c'était le seul !!! Il devait être pour moi. Elle va m'installer garde-boue et freins (là c'est un système en rétro-pédalage, bof dans une ville qu'on ne connaît pas)... je le récupère demain ! A moi Buenos Aires !
Et puis côté vie active, ça bouge aussi. Je travaille (bénévolement, certes) avec une compagnie de théâtre dirigée par une Française, une Espagnole et un Argentin (www.faroluciole.com). Je donne un coup de main en production/administration. Ils ont un chouette projet, ils sont très sympa, c'est donc du bonheur !
En parallèle, Mariela, la chorégraphe qui nous avait invité à l'automne pour la tournée, va déposer une demande de subvention pour une de ses pièces, elle va m'inclure dans les budgets. Si ça marche, je l'aiderai donc en prod contre une petite rémunération.
J'ai peut-être aussi une piste de temps partiel, 17h par semaine, en secrétariat dans un centre de formation en danse, art-thérapie, expression corporelle. ça pourrait être chouette. Je me méfie cependant, parce que la directrice de ce centre est très spéciale, elle a la réputation d'exploiter un peu les gens et de faire en sorte qu'on se sente redevable. J'accepterai donc si les conditions salariales sont correctes. Je ne suis pas venir pour faire un boulot chiant avec pression psychologique (même s'il faut bien manger !).
Et puis le meilleur pour la fin (seuls les plus vaillants liront ces lignes, bravo à vous !), j'ai décroché un entretien pour l'immense Salon du livre de Buenos Aires : un événement de trois semaines, avec des dizaines et des dizaines d'invités (25 auteurs internationaux, plus tous les locaux, toutes les maisons d'éditions, etc. etc), des festivals, des conférences, des journées professionnelles, des dédicaces et autres activités. Bref, une belle porte d'entrée chez les cultureux argentins.
L'entretien a eu lieu lundi (elle m'a envoyé le mail dimanche soir pour me le dire). Premier entretien en espagnol et en Argentine. On commence en claquant la bise à la responsable du recrutement. Ok !
Je raconte ma vie, elle me raconte la sienne, la visite de Lourdes et ses 4 enfants qui voudraient bien voyager aussi et blablabla. Très drôle !
Réponse la semaine prochaine, mais elle m'a dit qu'il y avait 90% de chance que ça marche. Elle ne sait pas encore combien de personnes il manque exactement, certains de l'année dernière n'ont pas répondu. Si ça marche, je serai bien occupée du 22 avril au 13 mai.
Bref, tout va bien. Je continue de bronzer, j'ai dansoté le tango lundi chez une copine qui a ouvert une pratique chez elle, je prends mes marques, je découvre petit à petit les lignes de bus qui me servent (et des fois je me trompe ! ça fait visiter...), je fais du pain et autres tentatives culinaires, je regarde des documentaires, je lis, je papote, je me repose. Une bulle de paradis et de tranquillité, au milieu d'une ville complètement barrée mais avec un je ne sais quoi de fascinant.
Je m'arrête là, des bisous à tous, envoyez des nouvelles !
Le lendemain de mon arrivée, j'avais tenté d'obtenir le DNI, document national d'identité, qui permet (m'avait-on dit) de fortement simplifier la vie en Argentine. Un peu à la manière du "carnet" chilien avec le fameux RUT, demandé partout : des parcs nationaux aux médecins en passant par les supermarché et j'en passe.
Or j'apprends après un certain temps d'attente qu'avec mon visa je ne peux pas l'obtenir, car il est "transitorio" et non "temporario". Imaginez-vous la sensation à ce moment-là : tout un monde qui s'écroule !! Comment allais-je faire ?
Mais voilà, heureusement, à tout système ses exceptions et ses failles... en discutant avec des Argentins et des étrangers installés ici, j'apprends qu'on peut récupérer sa carte de transport à l'équivalent de La Poste (allez savoir pourquoi !), juste en présentant son passeport... et une bonne dose d'assurance ! Car si le doute s'immisce dans l'esprit du guichetier, c'est foutu, il vous dit que ce n'est pas possible, simplement parce qu'il ne sait pas comment faire. Tout un poème. J'ai tenté, j'ai réussi, me voilà donc exempte de la quête permanente de monnaie pour payer le bus... et d'un tarif deux fois plus élevé (c'est plus cher en monnaie qu'en carte).
Pour le compte en banque, il faut un contrat... j'attends donc un peu. Ce n'est pas que je tienne à avoir un compte mais les retraits ici sont limités à environ 150 euros par jour, et la commission tourne autour de 10 euros entre les frais ici et les frais en France. Hum...
Pour obtenir le contrat il faut un CUIL (genre de n°INSEE) que l'on obtient avec le DNI. Bon. Le chien qui se mord la queue. Je ne peux pas avoir de DNI, donc on fait quoi ? En furetant (chusmear en argentin, j'ai appris ce mot récemment, j'aime bien !) sur internet, je trouve des gens dans le même cas, qui affirmaient que avec notre fameux visa PVT (que personne ne connaît dans les administrations, c'est pour ça que tout est aussi compliqué), on pouvait (Ô miracle !) obtenir un CUIL sans DNI !
Ni une ni deux, je cherche l'agence ANSES (équivalent de la CPAM) la plus proche de chez moi, et je m'y rends avec mon passeport, une photocopie, et tous mes espoirs. Après avoir fait la queue et vu deux personnes à l'accueil, on m'appelle au guichet. Multiples allers-retours entre la guichetière et ses collègues, tous perplexes devant mon cas.
Mais je finis par obtenir le fameux numéro ! Quelle sensation magique ! D'une parce que j'ai réussi (et ce n'est pas rien !), de deux parce que ça m'a d'un coup donné la sensation d'être enfin rentrée officiellement en Argentine. Plénitude...
Et pour poursuivre en beauté cette matinée, en rentrant à la maison, toute guillerette, je passe devant un magasin de vélo, et elle avait UN vélo d'occasion à vendre, pas trop cher et... rouge. Je jure que c'était le seul !!! Il devait être pour moi. Elle va m'installer garde-boue et freins (là c'est un système en rétro-pédalage, bof dans une ville qu'on ne connaît pas)... je le récupère demain ! A moi Buenos Aires !
Et puis côté vie active, ça bouge aussi. Je travaille (bénévolement, certes) avec une compagnie de théâtre dirigée par une Française, une Espagnole et un Argentin (www.faroluciole.com). Je donne un coup de main en production/administration. Ils ont un chouette projet, ils sont très sympa, c'est donc du bonheur !
En parallèle, Mariela, la chorégraphe qui nous avait invité à l'automne pour la tournée, va déposer une demande de subvention pour une de ses pièces, elle va m'inclure dans les budgets. Si ça marche, je l'aiderai donc en prod contre une petite rémunération.
J'ai peut-être aussi une piste de temps partiel, 17h par semaine, en secrétariat dans un centre de formation en danse, art-thérapie, expression corporelle. ça pourrait être chouette. Je me méfie cependant, parce que la directrice de ce centre est très spéciale, elle a la réputation d'exploiter un peu les gens et de faire en sorte qu'on se sente redevable. J'accepterai donc si les conditions salariales sont correctes. Je ne suis pas venir pour faire un boulot chiant avec pression psychologique (même s'il faut bien manger !).
Et puis le meilleur pour la fin (seuls les plus vaillants liront ces lignes, bravo à vous !), j'ai décroché un entretien pour l'immense Salon du livre de Buenos Aires : un événement de trois semaines, avec des dizaines et des dizaines d'invités (25 auteurs internationaux, plus tous les locaux, toutes les maisons d'éditions, etc. etc), des festivals, des conférences, des journées professionnelles, des dédicaces et autres activités. Bref, une belle porte d'entrée chez les cultureux argentins.
L'entretien a eu lieu lundi (elle m'a envoyé le mail dimanche soir pour me le dire). Premier entretien en espagnol et en Argentine. On commence en claquant la bise à la responsable du recrutement. Ok !
Je raconte ma vie, elle me raconte la sienne, la visite de Lourdes et ses 4 enfants qui voudraient bien voyager aussi et blablabla. Très drôle !
Réponse la semaine prochaine, mais elle m'a dit qu'il y avait 90% de chance que ça marche. Elle ne sait pas encore combien de personnes il manque exactement, certains de l'année dernière n'ont pas répondu. Si ça marche, je serai bien occupée du 22 avril au 13 mai.
Bref, tout va bien. Je continue de bronzer, j'ai dansoté le tango lundi chez une copine qui a ouvert une pratique chez elle, je prends mes marques, je découvre petit à petit les lignes de bus qui me servent (et des fois je me trompe ! ça fait visiter...), je fais du pain et autres tentatives culinaires, je regarde des documentaires, je lis, je papote, je me repose. Une bulle de paradis et de tranquillité, au milieu d'une ville complètement barrée mais avec un je ne sais quoi de fascinant.
Je m'arrête là, des bisous à tous, envoyez des nouvelles !
mercredi 3 avril 2013
Lluvia de noticias (Pluie de nouvelles)
Hola!
Comme je vois que même lemonde.fr en parle (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/04/03/au-moins-25-morts-dans-des-inondations-en-argentine_3153185_3222.html), je vous mets un petit mot pour vous dire que chez moi ce n'est pas inondé et que je vais bien !
Mais c'est vrai que les pluies ont été impressionnantes pendant trois jours, pas mal d'inondations, et une véritable défaillance (ou absence) d'infrastructures pour faire face à ce genre de situation. C'est là qu'on se rend compte que nous ne sommes pas tout à fait au même niveau de développement, malgré les apparences très européennes de Buenos Aires.
Plus joyeusement, voilà quelques bribes de ma première semaine ici, sous le signe de l'intégration et de la détente. J'ai eu droit à : des empanadas maison, de la Quilmes, du Fernet, un asado, le concert d'un ami, deux dîners, deux anniversaires, une fête d'amis d'amis... Bref, voilà une vie sociale déjà bien remplie ! Mais rassurez-vous, je me repose aussi. Je recommence (EN-FIN !) à bien dormir, je suis posée la journée à lire, faire des mails, prendre du temps pour penser... qu'est-ce que c'est agréable !
Et puis plus sérieusement (héhé), hier j'ai rencontré une compagnie de théâtre qui voudrait un coup de main (gratuit pour l'instant mais qui pourrait déboucher sur un peu de sous), demain je vais rencontrer les gens de l'Ambassade, et très bientôt je dois voir Mariela (la chorégraphe qui nous avait accueillis en octobre, et qui aurait du travail à me proposer)... Et puis je relance des candidatures !
Je vous tiendrai bien sûr au courant de tout ça...
Bisous à tous !
Comme je vois que même lemonde.fr en parle (http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2013/04/03/au-moins-25-morts-dans-des-inondations-en-argentine_3153185_3222.html), je vous mets un petit mot pour vous dire que chez moi ce n'est pas inondé et que je vais bien !
Mais c'est vrai que les pluies ont été impressionnantes pendant trois jours, pas mal d'inondations, et une véritable défaillance (ou absence) d'infrastructures pour faire face à ce genre de situation. C'est là qu'on se rend compte que nous ne sommes pas tout à fait au même niveau de développement, malgré les apparences très européennes de Buenos Aires.
Plus joyeusement, voilà quelques bribes de ma première semaine ici, sous le signe de l'intégration et de la détente. J'ai eu droit à : des empanadas maison, de la Quilmes, du Fernet, un asado, le concert d'un ami, deux dîners, deux anniversaires, une fête d'amis d'amis... Bref, voilà une vie sociale déjà bien remplie ! Mais rassurez-vous, je me repose aussi. Je recommence (EN-FIN !) à bien dormir, je suis posée la journée à lire, faire des mails, prendre du temps pour penser... qu'est-ce que c'est agréable !
Et puis plus sérieusement (héhé), hier j'ai rencontré une compagnie de théâtre qui voudrait un coup de main (gratuit pour l'instant mais qui pourrait déboucher sur un peu de sous), demain je vais rencontrer les gens de l'Ambassade, et très bientôt je dois voir Mariela (la chorégraphe qui nous avait accueillis en octobre, et qui aurait du travail à me proposer)... Et puis je relance des candidatures !
Je vous tiendrai bien sûr au courant de tout ça...
Bisous à tous !
vendredi 29 mars 2013
Photos !!
Et voilà, chose promise, chose due...
Bon weekend à vous !
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| Le plan de Buenos Aires. Au milieu, en bleu très clair, il y a un quartier qui s'appelle Caballito, c'est là que je vis. |
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| Voilà la maison de Laura, qui m'a hébergé les premiers jours. |
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| Toujours la maison de Laura, c'est dans cette pièce que je dormais. |
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| Et puis ça c'est ma nouvelle maison ! Le patio, en rentrant. |
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| La cuisine (avec beaucoup de bouteilles, mon coloc fait de la bière artisanale !) |
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| Le salon, qui donne sur le patio, tout comme les deux salles de bain, la chambre de mon coloc et la cuisine. |
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| Depuis le salon : le patio, la porte à droite c'est la chambre du coloc, et à gauche (on ne la voit pas), il y a la cuisine. |
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| Puis on prend un petit escalier, qui mène à ma chambre (la porte ouverte en haut). |
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| Ma chambre, toute petite, mais très lumineuse (j'ai fermé pour la photo, trop de lumière !) |
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| Puis deuxième escalier, et on arrive à la terrasse ci-dessous ! La classe :) |
![]() | |||
| Et donnant sur la terrasse, il y a la salle de répétition de mon coloc, qui est musicien. |
![]() |
| Et pour mes soeurs, regardez qui j'ai à la maison ! héhéhé |
Bon weekend à vous !
mercredi 27 mars 2013
Llegada a Buenos Aires
Hola!
Me voilà dans mon quatrième jour à Buenos Aires, et je reprends du service sur la blogosphère (après plus de 4 ans d'absence...).
Ce n'est certainement pas le meilleur moyen de donner des nouvelles, ça se combinera peut-être avec des mails collectifs, qui, si vous y répondez, se transformeront en mails personnalisés ! héhéhé
Tout s'est bien passé depuis mon arrivée. J'ai été accueillie par une amie et j'ai déjà trouvé une coloc ! Quartier trop agréable (Caballito), un peu loin du centre ville, mais géographiquement en plein coeur de Buenos Aires, j'emménage aujourd'hui. Bientôt des photos, un plan, tout ça tout ça... promis !
Bisous
Camille
Me voilà dans mon quatrième jour à Buenos Aires, et je reprends du service sur la blogosphère (après plus de 4 ans d'absence...).
Ce n'est certainement pas le meilleur moyen de donner des nouvelles, ça se combinera peut-être avec des mails collectifs, qui, si vous y répondez, se transformeront en mails personnalisés ! héhéhé
Tout s'est bien passé depuis mon arrivée. J'ai été accueillie par une amie et j'ai déjà trouvé une coloc ! Quartier trop agréable (Caballito), un peu loin du centre ville, mais géographiquement en plein coeur de Buenos Aires, j'emménage aujourd'hui. Bientôt des photos, un plan, tout ça tout ça... promis !
Bisous
Camille
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